J’ai marché sous les branchages qui s’embourgeonnent,
les sous-bois d’orties et de noisetiers mêlés,
les jeux de lumière qui argentent les feuilles.
J’ai pris les chemins buissonniers qui mènent à nulle part,
j’ai signé de mes pas les talus enherbés.
Moi je n’ai que les mots pour explorer mon âme,
Pour en faire rejaillir l’émotion qui m’entaille.
Mes yeux voient les détails, les ors, les ombres ciselées
Mais nul chant, nul pinceau, nulle note
Juste des mots en bouquet dans ma tête.
J’ai marché sous les branchages qui s’embourgeonnent
Le printemps a failli naître après tous ces hivers
Sous le ciel qui tournoie le balai des pollens
Les espoirs se sont métissés aux croyances
Et mes mains vides poussent les mirages.
Moi je n’ai que les mots pour explorer mon âme,
Et mes pas éclaboussent l’émotion qui m’emporte.
Mon ouïe entend les parfums des êtres et des choses
Mais nul talent d’orateur, nul grade, nulle image
Juste des mots en bouquet dans ma tête.
J’ai marché au rythme saccadé d’un rien qu’on abandonne
Les diamants sont tombés des gouttes de rosée
J’avais si soif pourtant et n’ai pu les ramasser
Seul le sang a coulé des épines de l’églantier
Et la mare au ciel bleu s’est brouillée.
Moi je n’ai que les mots pour explorer mon âme,
Et mes larmes mettent en nœud l’émotion qui m’étreint.
Ma peau effleure chaque ronce et pétale, chaque angle
Mais nulle corne, nul écran, nul artifice
Juste des maux en bouquet dans ma tête.
dimanche 25 avril 2010
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Juste magnifique.
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