lundi 12 avril 2010

Cycles

Après des semaines de tergiversation (trop froid, trop humide, trop fatigué, trop de rendez-vous etc), ce matin me voici décidé à venir travailler à vélo; ou plutôt à bicyclette. Car moi madame je ne fais pas du vélo mais de la bicyclette ! La nuance n'est pas mince : moi je ne grimpe pas le Tourmalet, je me fous des records de vitesse et de la façon dont je me vêts (d'ailleurs je me vais bien)
(là je fais une pause dans le récit pour dire que je suis un adapte farouche (j'ai hésité à mettre fafourche de vélo mais c'était un peu tiré par les cheveux) je disais donc avant d'être interrompu par moi même, que je suis un farouche (ce qui ne veut pas dire peureux dans ce cas précis) adepte de la parenthèse, et qu'il m'arrive de me perdre dans la fermeture de celle-ci voir d'en laisser certaines ouvertes, (ce qui au fond est plus sain car une parenthèse dans la vie c'est comme une échappé (du tour de France) et je trouve ça triste si une échappée doit être close alors que c'est un appel à la liberté) bref ça y est je suis perdu... Donc à la différence du vélocipédiste plus communément appelé cycliste, moi je suis un promeneur, je fais de la bicyclette avec Paulette sur les chemins, et ça me va bien.
Bref je me lève aux aurores, et je mets deux heures à me préparer, remplir les sacoches avec tout ce qu'il ne faut pas oublier pour un tel voyage, le casque les gants, une petite bouteille d'eau une barre de céréales anti coup de pompe (à vélo).etc etc... Donc je pars à la bourre. Au bout de 500m je m'arrête pour voir si je n'ai pas un frein de bloqué...Non! 200m plus loin nouvelle pause pour voir si les pneus sont bien gonflés; Oui ! puis tout les 100m je me retourne pour voir s'il n'y a pas quelqu'un sur le porte-bagage, ou accroché en roller pour se faire trainer, mais non rien rien rien, c'est juste que c'est dur de faire du vélo.
Les lignes droites semblent s'allonger au fur et à mesure que je pédale, c'est affreux. En arrivant enfin au passage au dessus de la rocade, je jette un oeil pour me réjouir des bouchons qui justifie mon effort pour ne pas ressembler à ces veaux agglutinés dans leur petite totomobil. Mais là stupeur la circulation est fluide, c'est les vacances... je n'ai même pas cette satisfaction pour me pardonner mon audace.
Enfin j'arrive au bord du canal et la miracle je suis transporté ailleurs, le soleil joue entre les platanes, les péniches s'étirent tranquillement hors du temps, des sportifs des vrais, courent, sautent et nagent (heu !!! ) tout autour de moi; Et j'ai l'impression de partir en vacances ! d'un seul coup c'est beau la vie, je me plais à m'imaginer pédalant jusqu'à la mer, j'entends déjà la mer, ça y est j'arrive au port, l'appel du large. Ah ! non ce n'est que le port de Ramonville. Pas grave, la prochaine fois j'y arriverai.

1 commentaire:

  1. Quand tu pédaleras jusqu'à la mer, merci d'envoyer une petite carte postale!

    Et vive les parenthèses éternellement ouvertes, elles te vont bien!

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