vendredi 7 octobre 2011

Rêves d'Emilie Lorins (1905)




Les heures sont passées sur ce val oublié

Brûlantes et langoureuses dans les sillons ;

De cette lumière je me suis souvent enivrée,

Espérant qu’elle me rende à la raison.


Sanglée dans les replis de cette déserte campagne,

Je laisse mon pinceau donner vie à des rêves

Qui me soulèvent un instant puis s’éloignent,

Et chaque réveil prédit la douleur d’un glaive.

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