
Les heures sont passées sur ce val oublié
Brûlantes et langoureuses dans les sillons ;
De cette lumière je me suis souvent enivrée,
Espérant qu’elle me rende à la raison.
Sanglée dans les replis de cette déserte campagne,
Je laisse mon pinceau donner vie à des rêves
Qui me soulèvent un instant puis s’éloignent,
Et chaque réveil prédit la douleur d’un glaive.

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