Sentez l'ombre parvenue
Dans le ciel où le jour expire
L’Arlésienne est mise à nue
Et pourtant nul ne la mire
Un instant le crépuscule erre
Vinrent les vautours que l'on veut taire
Le ciel s'en teinte et s'assombrit
L'astre pâle entre en conflit
Sur ces oiseaux pas un poème
Un instant ouvrent les cœurs
Des bourreaux venus de Brême
Des assassins de la candeur
Amant décroche les étoiles
Si nul n'en fut ému
Alors la paix sera vendue
Tonnent en fracas les cabales
L'amour berce un bref instant
La vie se lasse avec le temps
Le géant aveugle entre en piste
Le crépuscule l'avale d'un air triste
vendredi 7 octobre 2011
Crépuscule par Émilie Lorins (1908)
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