mercredi 13 octobre 2010

Emilie Lorins

Part d’histoire :

J’ai fouillé la maison de mes grands parents avant qu’elle ne soit mise en vente, rayons livres et vieux cahiers. Je suis tombé sur quelques lettres et coupures d’articles de journaux qui m’ont amené de grenier en grenier, aux archives municipales et à recomposer ce personnage Emilie Lorins qui dû être si particulier et si touchant.

Je vous livre ici quelques extraits de mes trouvailles…

A Emilie,

Tristesse détestée

Tristesse détestée

Emilie Lorins

La colère, et le sabre, ô lucrèce ennemie,
La mort de tes lépreux couve un drain douloureux

Et, consommant le temps ô jalouse à l'envie,
Elle scelle de ses humeurs un breuvage dangereux.

De si grand dévoiement immortelle apathie
Ta fétide majesté, ôte mon désir haineux,
Vous me paierez pourtant une telle infamie
Dans vos tristes manoirs et vos foyers véreux ! "

Même si ta nature faite de vipères t'y aident,
Je broierai sans un son ton crâne si obscène
Et trouerai ce céans que tu portais si bas

je foulerai le dard planté dans tes œillères,
Pouvoir aux chiens donner ton geste et tes abats
Que rien de tes ébats ne reste dans ta bières.

Crépuscule

Crépuscule

par Emilie Lorins

Crépuscule

par Emilie Lorins

Sentez l'ombre parvenue
Dans le ciel où le jour expire
L'Arlésienne est mise à nue
Et pourtant nul ne la mire


Un instant le crépuscule erre
Vinrent les vautours que l'on veut taire
Le ciel s'en teinte et s'assombrit
L'astre pâle entre en conflit


Sur ces oiseaux pas un poème
Un instant ouvrent les coeurs
Des bourreaux venus de Brême
Des assassins de la candeur


Amant décroche les étoiles
Si nul n'en fut ému
Alors la paix sera vendue
Tonnent en fracas les cabales


L'amour berce un bref instant
La vie se lasse avec le temps
Le géant aveugle entre en piste
Le crépuscule l'avale d'un air triste