Tristesse détestée
Emilie Lorins
La colère, et le sabre, ô lucrèce ennemie,
La mort de tes lépreux couve un drain douloureux
Et, consommant le temps ô jalouse à l'envie,
Elle scelle de ses humeurs un breuvage dangereux.
De si grand dévoiement immortelle apathie
Ta fétide majesté, ôte mon désir haineux,
Vous me paierez pourtant une telle infamie
Dans vos tristes manoirs et vos foyers véreux ! "
Même si ta nature faite de vipères t'y aident,
Je broierai sans un son ton crâne si obscène
Et trouerai ce céans que tu portais si bas
je foulerai le dard planté dans tes œillères,
Pouvoir aux chiens donner ton geste et tes abats
Que rien de tes ébats ne reste dans ta bières.

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